Je sors du virage.
Pourquoi le véhicule d’en face a-t-il attiré mon attention ? Je ne comprends pas. Jusqu’à ce qu’il me croise et découvre la route devant moi.
Et là je le vois. Il vient tout juste d’être percuté. Il se débat furieusement et désespérément sur la chaussée. L’étendue de ce que doit être sa douleur me frappe de plein fouet à tel point que je ne peux le supporter. Avant d’arriver à sa hauteur je me gare sur le trottoir.
Je m’effondre sur mon volant. Je suffoque, je tremble. Après trente secondes je trouve le courage de relever les yeux. Mais il se débat toujours. Je crie puis je rebaisse les yeux. Je pleure. Je me dis qu’il faudra probablement abréger ses souffrances. Peut être en lui roulant dessus à nouveau. Mais aurai-je jamais cette force ?
Encore trente autres longues secondes. Je risque un regard. Il ne bouge plus. Ne respire plus.
Je laisse passer quelques minutes, le temps de reprendre mes esprits. Puis je reprends la route. Arrivée à sa hauteur je ralentis, ose un regard et je lui demande pardon. Pourquoi le fais-je, je ne sais pas trop. Pardon de n’avoir rien pu faire ? Pardon d’appartenir à la même espèce que celui qui a ainsi abrégé ta vie? Je ne sais pas, mais pardon petit chat.
Bon retour dans le grand flux et puisses-tu y avoir emmené de beaux souvenirs d’ici bas.
Pourquoi le véhicule d’en face a-t-il attiré mon attention ? Je ne comprends pas. Jusqu’à ce qu’il me croise et découvre la route devant moi.
Et là je le vois. Il vient tout juste d’être percuté. Il se débat furieusement et désespérément sur la chaussée. L’étendue de ce que doit être sa douleur me frappe de plein fouet à tel point que je ne peux le supporter. Avant d’arriver à sa hauteur je me gare sur le trottoir.
Je m’effondre sur mon volant. Je suffoque, je tremble. Après trente secondes je trouve le courage de relever les yeux. Mais il se débat toujours. Je crie puis je rebaisse les yeux. Je pleure. Je me dis qu’il faudra probablement abréger ses souffrances. Peut être en lui roulant dessus à nouveau. Mais aurai-je jamais cette force ?
Encore trente autres longues secondes. Je risque un regard. Il ne bouge plus. Ne respire plus.
Je laisse passer quelques minutes, le temps de reprendre mes esprits. Puis je reprends la route. Arrivée à sa hauteur je ralentis, ose un regard et je lui demande pardon. Pourquoi le fais-je, je ne sais pas trop. Pardon de n’avoir rien pu faire ? Pardon d’appartenir à la même espèce que celui qui a ainsi abrégé ta vie? Je ne sais pas, mais pardon petit chat.
Bon retour dans le grand flux et puisses-tu y avoir emmené de beaux souvenirs d’ici bas.




Comme je te comprends....
RépondreSupprimerhabitant à la montagne j’angoisse à l'idée de percuter un animal. Et je me demande souvent comment je réagirai, si malgré, mes précautions cela devait arriver. Je me dis que je serai capable de l'achever pour lui éviter la souffrance mais dans la réalité... y arriverais-je?...
Pourvu que cela n'arrive jamais.
Grandes bises de réconfort à toi. Et paix à l'âme de se pauvre animal.